La box connectée pour la sécurité du logement

box connectée

Beaucoup de foyers achètent une box domotique pour la sécurité, pas pour l'énergie. C'est un usage légitime, à condition de savoir ce qu'un tel système fait bien — prévenir — et ce qu'il ne fait pas : empêcher.

Alarme : ce que la box remplace, et ce qu'elle ne remplace pas

Avec des détecteurs d'ouverture sur les accès et des détecteurs de mouvement dans les pièces de passage, une box constitue une alarme fonctionnelle. Elle offre en outre ce qu'un système d'alarme classique n'a pas : la même application pilote l'éclairage, le chauffage et les prises.

Trois différences avec une alarme dédiée méritent d'être connues. L'autosurveillance d'abord : une alarme certifiée détecte l'ouverture d'un boîtier, l'arrachement, la perte de liaison et le brouillage radio, ce que beaucoup de box grand public ne font pas. La certification ensuite : NF&A2P est parfois demandée par l'assureur, et les box domotiques ne l'ont généralement pas. Enfin la levée de doute : sans contrat de télésurveillance, personne ne se déplace — c'est vous qui décidez, depuis votre téléphone.

La vidéo, et le droit qui l'encadre

Une caméra intérieure filme un espace privé : aucune déclaration n'est nécessaire, mais l'information des personnes qui vivent ou travaillent dans le logement l'est, y compris d'une employée de maison. Une caméra qui capte la voie publique ou la propriété du voisin, en revanche, expose à une plainte, même sans intention de nuire. Le cadrage se règle donc au montage, pas après.

Techniquement, deux points font la différence : le stockage — carte mémoire locale, enregistreur, ou abonnement à un service en ligne — et la latence de l'alerte. Une notification qui arrive trois minutes après l'événement n'a plus d'utilité.

Les accidents domestiques, la vraie statistique

Le cambriolage occupe l'esprit ; l'eau et le feu occupent les déclarations de sinistre. Le dégât des eaux est le premier sinistre habitation en France, loin devant les autres, et l'incendie domestique reste fréquent. Deux détecteurs à quelques dizaines d'euros couvrent l'essentiel : une sonde de fuite posée au sol sous le lave-linge, le lave-vaisselle ou le ballon, et un détecteur de fumée communicant.

Le détecteur de fumée autonome, obligatoire, alerte les personnes présentes ; relié à la box, il alerte aussi celles qui sont absentes. C'est toute la différence quand un feu se déclare dans un logement vide.

Installer proprement

La centrale se place à l'abri, hors du champ de vision d'un intrus qui entre, et à portée du réseau. Les détecteurs de mouvement se posent en angle, à deux mètres vingt, perpendiculairement au sens de passage, jamais face à une baie vitrée ni au-dessus d'un radiateur — c'est la cause première des déclenchements intempestifs. La temporisation d'entrée se règle sur le temps réel nécessaire pour désarmer, et non sur une valeur par défaut.

Un système d'alarme qui sonne à tort deux fois par mois finit débranché : le réglage compte davantage que le nombre de détecteurs.

Ce qu'il faut vérifier avant d'acheter

L'autonomie en cas de coupure de courant et d'internet, la présence d'un secours par carte SIM, la possibilité de fonctionner sans serveur distant, la durée d'engagement s'il y a un abonnement, et la disponibilité des accessoires dans cinq ans. Ce dernier point décide de la longévité du système bien plus que ses fonctions du moment.

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